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6 min readQu’est-ce que la bigorexie ?

Comme tout ce que l’on consomme dans la vie, il est important de ne pas tomber dans l’excès. Moins connue que l’addiction à l’alcool ou au tabac, l’addiction au sport existe bel et bien et les conséquences peuvent être très fâcheuses. 

L’addiction au sport

« La bigorexie » du mot anglais « big » et du mot grec « orexis » qui signifie « désirs » est l’addiction au sport. Tu me diras, qu’y a-t-il de mal à cela ? Pourtant les conséquences de la bigorexie sont bien existantes. Le Champion du monde de 1998, Bixente Lizarazu a été l’une des rares personnalités publiques à faire état de son addiction au sport. Dans son autobiographie, « Mes prolongations » sorti le 26 avril 2018, le footballeur revient sur son quotidien et son addiction. Même s’il a affirmé préférer « avoir cette maladie, entre guillemets, que d’autres addictions. », la bigorexie est officiellement reconnue comme une maladie depuis septembre 2011 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Elle toucherait environ 15 % des personnes qui pratiquent un sport régulièrement, tout niveau confondu.

Qui peut être touché par la bigorexie ?

Prise de masse, perte de poids, s’amuser, décompresser, vouloir en faire son métier,… Nous avons tous une raison de commencer le sport. Cette addiction peut aussi bien toucher les sportifs professionnels que les amateurs. Autrement dit, tout le monde peut tomber dans ce cercle vicieux. Si tous les sports peuvent être un chemin vers la dépendance, les sports qui nécessitent une transformation du corps ou des résultats intenses sont principalement concernés. Par exemple : la musculation avec la pratiquer du culturisme ou l’endurance et la course à pied.

Pour les amateurs, cette dépendance est considérée au-delà de 10 à 12 heures d’entrainement par semaine. 

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Les symptômes et les risques

  • Les symptômes 

Comme toute maladie, il est possible d’en reconnaitre les principaux symptômes par soi-même. Pour autant souvent dans le déni, c’est notre entourage qui s’en rend compte en premier. Notre changement de comportement se fait vite ressentir et à partir du moment où le sport prime sur tout le reste, nous pouvons nous considérer addict. Au détriment de notre vie sociale et professionnelle, le sport passe en priorité. Notre seul sujet de conversation tourne autour de notre passion. Sans arrêt excité, il devient difficile de se détendre et d’apprécier autre chose que pratiquer une activité physique. 

  • Les risques

Notre seul but est donc de pratiquer une activité physique. Mais cela entraine des excès lors des entrainements au point de ne plus écouter ses sensations et les signaux d’alertes envoyés par l’organisme. Les conséquences peuvent être dramatiques : blessures musculaires, fatigue chronique, tendinites, augmentation du risque de maladies cardiaques. Cette addiction peut aller jusqu’à engendrer des troubles du comportement et du sommeil. Sans compter le fait que vouloir toujours se surpasser et souhaiter obtenir toujours plus de résultats peut conduire à la consommation de produits dopants. Or, tu n’es pas sans savoir que la consommation de produits dopants est dramatique pour le corps. 

Comment se guérir ? 

Pour se guérir d’une addiction il faut avant tout en prendre conscience et l’accepter sans s’auto-flagellé pour autant. Il faut savoir l’assumer et vouloir s’aider soi-même. L’entourage peut avoir un rôle primordial dans notre guérison. Il est important d’écouter l’autre et de savoir se confier. Si tu es plus à l’aise à l’idée de te confier à un inconnu, alors il peut être judicieux de suivre une thérapie avec un suivi régulier. 

Pour suivre une thérapie il est recommandé de consulter un psychologue, un addictologue, un entraineur sportif ou encore un diététicien si la bigorexie a conduit à des troubles alimentaires. 

Pas d’inquiétude, soigner la maladie qu’est la bigorexie ne signifie en aucun cas l’arrêt complet d’une pratique sportive ! Comme dit Bixente « Simplement, il faut que je sache la gérer ».

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