Entretien,  Generale

6 min readJO 2021 : la discipline du plongeon selon Alexis Jandard

Le spectacle est au rendez-vous pour le plongeon, discipline peu médiatisée des Jeux Olympiques (JO). Les plongeurs s’élancent d’une hauteur plutôt importante, entre 3 et 10 mètres, dans le but d’effectuer la plus esthétique des figures acrobatiques. Discipline qui allie la maitrise technique à des critères artistiques. Malgré une apparition aux JO en 1904, le plongeon est resté dans l’ombre et Alexis Jandard, plongeur de l’équipe de France, tient à mettre en lumière la beauté de ce sport.

Le plongeon : une évidence

  • Bonjour Alexis, merci de nous accorder cette interview. Tout d’abord, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

C’est avec plaisir que je réponds à vos questions ! Je m’appelle Alexis JANDARD et je suis originaire de l’ouest lyonnais. Ancien gymnaste de haut niveau, je me suis reconverti dans le plongeon depuis 2013. Je m’entraîne à l’INSEP à Paris et je suis en préparation pour obtenir ma qualification pour les prochain JO de Tokyo 2021 et plus loin, ceux de Paris 2024.

  • Pratiquais-tu un sport avant le plongeon ?

Alors oui,  je faisais de la gymnastique artistique à haut-niveau de mes 7 ans à mes 16 ans. C’est le sport qui m’a tout appris et aujourd’hui je continue mon rêve de vouloir être en équipe de France et participer aux JO à travers une autre discipline ! 

Une discipline dans l’ombre des médias

  • Comment t’es tu retrouvé dans cette discipline ?

Quand j’étais à l’école primaire, je devais aller à la piscine municipale pour faire les cours de natation. Le dernier jour, il y avait les activités plongeon et toboggan. Le maître nageur au bord du bassin était l’entraîneur de plongeon. Après lui avoir « tapé dans l’œil », il m’a demandé à la fin de l’activité si je voulais essayer le plongeon. Je n’ai pas hésité une seule seconde. J’ai voulu essayer et en 5 mois je me suis retrouvé à participer aux championnats de France. À la fin de l’année j’ai du choisir entre la gym et le plongeon et j’ai choisi la gym, que je pratiquais depuis trop longtemps.

Cinq ans après, j’ai voulu rentrer en pôle France qui est une structure qui permet d’accéder au haut-niveau mais malheureusement je n’ai pas été retenu.  J’ai donc pris la décision, du jour au lendemain, de rappeler l’entraîneur de plongeon pour lui dire que je voulais refaire du plongeon. 

Un ans après mes débuts, j’ai réussi à intégrer le pôle France de Strasbourg, l’équipe de France jeune/senior. J’ai également réussi à participer aux JO de la jeunesses, les championnats d’Europe et championnats du mon junior. La machine était lancée et j’ai construit mon parcours à partir de là. 

  • Pourquoi selon toi, cette discipline est peu médiatisée ?

Je pense que le manque de médiatisation est dû au manque de compréhension de la discipline, à travers ses caractéristiques techniques et son jugement subjectif. De plus, le développement de la discipline en France est très faible et les lieux de pratique sont quasi inexistants. Pas de piscine, donc pas de club, pas d’entraîneur ni de plongeurs et par conséquent, pas de médias.

L’espoir de l’émergence du plongeon en France

  • As tu déjà participé aux JO ou c’est la première fois que tu participes aux qualifications ? Comment cela se passe ? 

C’est la première fois que je vais participer aux qualifications pour les JO. L’épreuve de la Coupe du Monde rassemble tous les plongeurs du globe dans un même événement (2 plongeurs par nations). Au départ nous sommes environs 70. Néanmoins, seuls les demi-finalistes seront qualifiés aux Jeux Olympiques, c’est à dire les 18 premiers.

Les douze finalistes des derniers championnats du monde sont automatiquement qualifiés. Il y aura également un athlète par continent (Champion d’Europe par exemple). En conclusion, une trentaine de plongeurs participera aux JO. 

  • Pour finir, qu’espères-tu pour l’avenir de cette discipline ?

J’espère que grâce aux futurs JO de Paris 2024, le plongeon va pouvoir briller sous les yeux des français et que la discipline pourra sortir la tête de l’eau pour émerger en France.

Vous pouvez suivre son parcours sur :

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