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4 min readOpen d’Australie : Quand la Covid-19 chamboule tout

Initialement reporté pour cause de pandémie mondiale, le premier tournoi du Grand Chelem aura bien lieu dans 2 semaines. Les joueurs eux, sont cloîtrés, isolés dans leur chambre, pour limiter toutes contaminations. Entre tensions, quatorzaine interminable et traitements de faveur, retour sur une préparation étonnante du côté de Melbourne…

Soixante-douze joueurs en quarantaine stricte, de nouveaux cas recensés, l’Australie s’inquiète de la tenue du tournoi. À première vue, la ville de Melbourne ne montre aucun signe de vie. Une foule aux abonnés absente et l’excitation si charismatique de “l’happy slam” éteinte, le show est autre part. C’est pourquoi les nouvelles sanitaires surplombent les médias, laissant les joueurs dans l’oubli le plus total. Par conséquent, les acteurs rongent leur frein ; enfermés dans l’hôtel ; privés des terrains ; leur calvaire prend des airs de jour sans fin. Si bien que les lits remplacent le filet, les chaises servent de poids lors de séances de préparation physique, au grand dam des intéressés.

Les nerfs de certains sont mis à rude épreuve, au point de remettre en question leur participation au tournoi. D’ailleurs, le Français Antoine Muller, confiné depuis 10 jours, parle de “niche” dans son dernier tweet. Une préparation en demi-teinte, coupée du monde et des terrains délicate à digérer en ce début d’année 2021.

 

Novak Djokovic contraint à l’isolement avant l’Open d’Australie dans 2 semaines

 

Les stars confinées à Adélaïde

Alors que d’autres sont enfermés à Melbourne, Rafael Nadal, Novak Djokovic et d’autres stars bénéficient d’un confinement 3 étoiles à Adélaïde. Suites privées, tournoi d’exhibition, un isolement “star” qui fait jaser, au point de voir Nadal réagir lui-même à ce sujet. En effet, Novak Djokovic avait transmis une liste de propositions à la Fédération australienne de Tennis, afin d’alléger les conditions de confinement. Le numéro 2 mondial a indirectement contredit le Serbe en conférence de presse, préférant jouer la carte de l’indifférence.

C’est donc dans ce climat électrique que les joueurs se préparent, tels des détenus attendant la sentence. Des acteurs rongés par une souffrance insidieuse, permanente, les privant du bonheur qu’un Grand Chelem procure. En 2021, l’Open d’Australie sera plus trompeur que jamais. Est-ce que le Covid-19 permettra à de nouveaux espoirs de se montrer ? Aux stars de s’écrouler ? La patience semble de mise pour les joueurs et téléspectateurs, quant au sort réservé au premier tournoi de l’année.

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